Le cloud computing est une figure de langage trompeuse (Seurat 2021). Il n’existe pas de données informatiques dans l’air, puisqu’elles sont toutes stockées dans des hébergeurs. Ces data centers sont créés pour optimiser l’accès aux informations des banques, des entreprises, des universités… de tout Internet.
Ils occupent une place dans la dynamique des villes. Ils s’inscrivent dans le territoire, occupent la cité et ont des effets sur l’organisation du tissu urbain (Marquet 2018, 2019). En revanche, ils semblent rester imperceptibles dans le paysage (discrétion architecturale, besoin de sécurité). En fin de compte, ce ne sont que des nuages.
Ces data centers ne deviennent visibles que par les questions qu’ils soulèvent. Différents groupes d’acteurs (élus, gestionnaires, entrepreneurs, citoyens) émergent, s’articulent et dialoguent sur les enjeux économiques, écologiques et politiques de telles installations.

Pour cet atelier, nous nous intéressons aux pratiques quotidiennes des citoyens. Notre travail sera concentré sur la perception des habitants par rapport à ces équipements, qu’elles soient politiques, symboliques ou matérielles. Comment perçoivent-ils ces data centers ? De quelles façons dialoguent-ils avec ces espaces ? Quelles interactions sont possibles ?
Chaque étudiant-e produira un compte rendu d’enquête qui prendra la forme d’un article de blog. Le document présentera les données recueillies lors des deux séances d’observation en ville et des séances de travail organisées tout au long du semestre. Il est particulièrement attendu un retour détaillé sur le travail de terrain, la méthodologie et les hypothèses formulées. L’utilisation de ressources multimédias est fortement encouragée.
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
jaerciodasilva (20 septembre 2021). Sous le ciel de Paris… le cloud ? ☁️. Comment voit-on la ville ? Consulté le 15 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/v7pm
