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Cachés parmi la foule : à la chasse aux data centers parisiens

Récit de mon observation

Mise en situation

Le 9 novembre dernier, j’ai retrouvé ma classe pour observer des data centers parisiens. Je suis ravie car c’est un format de cours qui change de d’habitude, c’est inédit ! Pour commencer, je prends un tout nouveau trajet. Je monte dans la ligne L jusqu’à la gare Saint-Lazare. Puis, je marche quelques minutes jusqu’à Havre-Caumartin et je monte dans la ligne de métro 9. J’ai la chance de pouvoir m’assoir durant l’heure de pointe matinale, le temps de ces 4 arrêts qui me séparent de la station Bonne Nouvelle. Je prends la sortie 1 comme indiquée dans le mail, je lève la tête et je vois quelques-uns de mes camarades avec mon professeur. J’ai quelques minutes de retard qui n’ont pas l’air de poser problème… Je signe la feuille d’émargement, j’écoute les conseils du professeur et me voilà partie, en tête de cortège avec Cassilde.

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Méthode utilisée et problématique de départ

J’ai réalisé la plupart de mes observations avec Cassilde, ma partenaire et copine depuis ma licence à l’université Paris III, La Sorbonne Nouvelle. Rester à deux nous motivait et nous rassurait inconsciemment je pense. Des fois, nous nous retrouvions avec une bonne partie de la classe au même endroit, à faire les mêmes observations à voix haute. Nous essayons d’éviter cette situation car nous savions que travailler en grand nombre est moins efficace, voire contre-productif, surtout lors de l’observation de data centers. De plus, j’ai ressenti que notre statut d’étudiant et le fait d’être deux femmes ne menaçait pas spécialement les gens que nous avons rencontré. Au contraire, généralement ils manifestaient de la sympathie à notre égard. Ce statut particulier a été une aide, un réel bénéfice pour accéder aux terrains d’étude.

Afin de rédiger mon article, je procéderais par une description détaillée de ma feuille de route. J’ai choisi de me concentrer sur les deux data centers au centre de Paris. Effectivement, c’est la visite qui m’a le plus marquée et pendant laquelle j’ai pris le plus de plaisir à enquêter. Pour les deux data centers étudiés à Paris, je vais décrire spécifiquement mes découvertes en termes d’indices pour réaliser à quel point il est complexe de discerner ces bâtiments inédits. Il était logique pour moi de choisir d’accompagner ma description d’une série de photographies. Ces clichés pris lors de mon observation sont, selon moi, nécessaires pour visualiser et comprendre ce dont je suis en train de parler, ce à quoi je fais référence pour être le plus spécifique, honnête et vraie possible dans ma démarche d’enquête. Cette description, après analyse, me permettra de dresser une synthèse et de répondre à une question : comment les data centers observés tentent-ils de se cacher aux yeux de tous ? En écrivant mon récit d’observation, j’ai pour but de comprendre : comment repérer les centres de données soumis à mon étude ? Quels sont les indices qui peuvent me faire penser que le bâtiment qui se trouve face à moi est bel et bien un data center ?

Ma méthodologie d’observation est simple : essayer de me mettre à la place de quelqu’un qui ignore totalement leur présence sur le territoire. Puis, j’ai choisi de photographier les différents éléments qui pouvaient me faire comprendre que ce bâtiment cachait un centre de données, une structure d’une grande importance de nos jours. J’ai décidé de réaliser mon article sur toute cette stratégie d’invisibilisation dont font usage les centres de données que je suis allée observer à Paris précisément. J’ai donc effectué une observation participante « à découvert », car je n’ai pas caché mon identité pour obtenir des informations, je me suis présenté en tant qu’étudiante. Enfin, je tiens à préciser que, pour des raisons de confidentialité, j’ai volontairement anonymisé le nom de la société des data centers que j’ai observé.

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1ère observation sur le terrain : quartier Sentier

Il est 9h50. Nous nous dirigeons vers notre premier data center à découvrir. Après quelques rues traversées avec hésitations et l’application Google Maps ouverte sur mon téléphone, j’arrive au niveau du data center en question.

Je lève la tête : des immeubles quasi-similaires dans toute la rue, d’un beige passé, des grandes portes d’entrée, de grandes fenêtres qui cachent une hauteur sous plafond conséquente. Je trouve même le bâtiment plutôt beau, grandiose. Il fait très parisien, il correspond au style du quartier, il ne se démarque pas par son allure « habituelle », il n’est pas particulièrement original étant donné son emplacement. Il y a quelques commerces dans cette rue qui n’est pas très passante. Je cherche le data center visuellement. Je me souviens qu’en cours nous avons évoqué les propriétés esthétiques des bâtiments. Les data centers parisiens sont doués pour se fondre dans le paysage urbain et parisien, notamment parmi les immeubles haussmanniens. Alors, je décide de regarder un premier interphone, devant l’entrée d’un immeuble quelconque d’apparence. Rien n’est indiqué qui puisse nous mettre la puce à l’oreille. Nous rentrons dans le hall en passant par la cour qui nous dévoile un immeuble de quatre étages avec des grandes baies vitrées grises. J’observe à ce moment-là des caméras de surveillance placés dans les coins de la cour qui s’accompagne d’une signalétique « Surveillance vidéo 24h/24h » : voici un premier indice.

D’après l’échange que nous avons eu en cours avec Clément Marquet, les caméras de vidéosurveillance ont en réalité 3 fonctions : avoir une image du direct pour protéger, enregistrer pour avoir des preuves et dissuader le potentiel malfaiteur. L’interphone de l’immeuble au fond de la cour me révèle un nom qui me rappelle quelque chose. Il s’agit bien du nom de la société du data center que j’ai tapé dix minutes plus tôt sur Google Maps. Je n’ai même pas à appuyer sur le bouton de l’interphone pour me faufiler à l’intérieur du bâtiment car une femme de ménage travaille dans le hall de l’immeuble. Je lui adresse la parole naturellement car la porte est encore une fois ouverte. Elle ne comprend pas de quoi nous parlons lorsque nous lui évoquons la présence d’un potentiel data center.

Nous nous engouffrons dans le bâtiment sans aucune difficulté. Je commence vraiment à croire qu’il est trop simple de s’introduire à l’intérieur de ces infrastructures numériques si mystérieuses… Nous montons les étages et passons par des bureaux d’entreprises diverses : Starbucks et la Maïf de souvenirs. Nous croisons plusieurs caméras de surveillance, pourtant personne ne nous retient de monter. Arrivés en haut, nous voyons un panneau avec le nom de la société fixé sur une porte. Par la fenêtre de la cage d’escalier, nous apercevons les fenêtres de l’autre côté des locaux, elles sont toutes opaques contrairement aux fenêtres des étages en dessous de nous. La porte s’ouvre facilement. Nous entrons dans un sas. Il y a encore des caméras de surveillance. Nous nous postons devant une autre porte avec une sonnette. Je décide d’appuyer sur le bouton. Quelqu’un nous ouvre. Il s’agit d’un technicien posté à l’accueil de l’entreprise (je le sais suite à notre échange que je ne détaillerai pas ici car il ne s’agit pas de mon angle choisi). J’observe tous les indices, les panneaux, les signaux me montrant que je suis bien à quelques mètres des hébergeurs informatiques.

Les indices fusent contrairement au début de mon observation : des caméras de surveillances, des écriteaux « Cet établissement est sous vidéo surveillance », des distributeurs à boules anti-bruit, des fils et câbles en grand nombre sur le plafond au-dessus de nos têtes, maintenus par des grilles, des panneaux oranges collés au mur signifiant « attention », des dispositifs d’incendie, des brochures sur les data, un système de détection d’empreintes, des plaques « défense de fumer », des affiches « interdit de prendre des photos ».

Les indices ne manquent pas : nous sommes bien à l’entrée d’un data center, surprotégé. Le contraste entre son indétectabilité à l’extérieur, et l’univers particulier des data centers dès que nous sommes plongés à l’intérieur, est frappant. C’est un peu comme un déguisement qui cache une personnalité qui n’a rien à voir avec l’aspect plastique d’une personne. Les signes distinctifs à l’extérieur sont presque manquants. Le centre de données situé en plein Paris est quasi-invisible physiquement : finalement, c’est comme un objet « non-identifié » car non-identifiable. À l’intérieur de la structure, c’est tout le contraire. Nous sommes submergés d’indices et de signalisations. Il est 10h20. En partant de cette première visite clandestine, je croise deux de mes camarades qui cherchent dans la rue le data center que je viens de visiter. Ils ont la tête levée, pointent du doigt des bâtiments, tout proche du fameux data center, sauf que ce n’est pas exactement dans ce bâtiment précis qu’il se cache. Je décide de leur révéler le secret en leur désignant où se situe le centre de données dans la rue. Encore une preuve que la signalétique pour repérer ces centres est presque absente, et que beaucoup doivent passer à côté sans y prêter la moindre attention.

2ème observation sur le terrain : boulevard Voltaire

Je me retrouve seule avec Cassilde, ma partenaire de recherche. Nous décidons de revenir sur nos pas, de reprendre la ligne 9 pour nous diriger vers un autre centre de données. Je me souviens encore de la photographie dans la thèse de Clément Marquet (Figure 5.10.), il dit à propos de ce centre de données qu’il s’agit « d’opérateurs s’installant dans des centres-villes, gardant l’apparence des immeubles d’appartement » (p. 245). Nous arrivons sur les lieux vers 10h40, boulevard Voltaire. Je reconnais le data center qui était photographié dans la thèse.

Je remarque que les vitres et fenêtres sont condamnées ou, en tout cas, ne laissent rien apparaître côté rue. Il y a encore des caméras de surveillance sur la façade, un interphone sans inscription. Je remarque un panneau « Accueil visiteurs » : rien de très percutant. Sur une des grandes portes vertes de l’immeuble haussmannien, se trouve un large panneau qui donne les conditions des travaux « modification d’aspect extérieur d’une construction en R+4, superficie du terrain 3923 m2, hauteur construction 30m ». Je me dis qu’il s’agit d’immenses locaux qui ont l’air de remplir l’intégralité du bâtiment, lui-même très imposant. Je vois une autre porte un peu plus loin, qui s’ouvre, c’est apparemment le seul accès qui nous laisse entrevoir l’intérieur de la structure. Il y a un interphone sur la droite : « Accueil » écrit en tout petit, à la main m’intrigue.

Pas besoin de sonner, nous entrons dans le premier sas, puis dans le hall. Je repère les mêmes indices que dans le premier data center : caméras de surveillance, lecteur d’empreintes digitales, panneau « Interdit de prendre en photographie », écriteau « Site placé sous vidéo surveillance », détecteurs incendie, un sas de sécurité. Je n’ai pas pu prendre plus de photographies car l’homme à l’accueil m’a demandé de ne pas en prendre. D’ailleurs, à ce moment je me rends compte que celui à qui nous nous sommes adressées au premier centre de données ne m’a fait aucune remarque à ce sujet .

Nous sommes sorties car notre recherche avait atteint sa limite : nous ne pouvions plus prendre en photographie, nous ne pouvions plus poser davantage de questions à l’hôte d’accueil, nous ne pouvions pas avancer dans la découverte du bâtiment. Il est 11h passé. En partant, nous croisons deux filles de notre classe à la recherche de ce data center, elles l’ont plus facilement repéré car elles viennent de voir que nous en sortons.

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Analyse des observations effectuées, hypothèses et questionnements

À la fin des deux sorties, j’ai été surprise que le constat que Clément Marquet avait effectivement fait dans sa thèse soit vérifié suite à mon observation. À l’extérieur, ces deux bâtiments particuliers sont quasi-indétectables et non-identifiables, alors qu’à l’intérieur, c’est tout un autre monde : nous sommes véritablement plongés dans l’univers énigmatique que sont les centres de données. Après mon observation empirique, je confirme ces propos : il est rare que les data centers étudiés ici soient différenciés, ils se fondent dans la masse et sont comme cachés parmi la foule. En regardant ma description, nous pouvons comprendre que ces deux bâtiments ont donc une visibilité très proche de l’invisibilité. Cette remarque me fait penser que cette caractéristique est étroitement liée au besoin de sécurité de ces infrastructures numériques. Je fais donc l’hypothèse que leur aspect esthétique n’a pas été pensé par hasard. En effet, je pense que l’esthétisme choisi, de ces bâtiments observés, limite totalement la capacité d’attention des riverains aux alentours. Ainsi, les regards indiscrets et curieux sont maintenus à distance. Ces data centers ont l’air d’avoir été pensés d’une certaine façon, ils semblent se vouloir discrets, leurs façades passent inaperçues, sûrement pour ne pas attirer l’attention car ils renferment des milliers de données confidentielles. Ainsi, j’ai noté une absence presque totale de réactions de la population, une certaine indifférence, un manque d’intérêt et de curiosité justifiée par l’aspect indétectable des centres. Ce constat est la conséquence de l’invisibilité des centres de données. En effet, les gens continuent leur chemin sans même y prêter attention, ne serait-ce qu’un regard, le bâtiment ne semble pas les déranger, ils ne le repèrent pas. Cette invisibilité matérielle est étonnante. La façade de ces deux bâtiments restreint considérablement la capacité d’attention des riverains à leur environnement proche car il n’y a pas de signes assez distinctifs repérables facilement. Aucun autre bâtiment n’opère de la même façon à ma connaissance. Je pense donc que c’est une réelle stratégie, pensée et choisie délibérément. Ces data centers ont un talent : se fondre dans le paysage pour être presque impossibles à identifier. Finalement, j’ai remarqué que c’est souvent l’intérieur de ces espaces qui est aménagé pour accueillir les hébergeurs informatiques, ne serait-ce que le hall d’accueil. L’extérieur est homogène et correspond globalement au style, à l’esthétisme, à l’urbanisme et à l’architecture de la rue : rien ne se démarque réellement. Ces deux centres de données détiennent donc des conditions matérielles extérieures leur permettant une discrétion très efficace. Ainsi, il est alors difficile de discerner visuellement un centre de données d’un entrepôt ou d’un immeuble de logements se situant à proximité : il n’y a souvent pas de nom d’entreprises, pas de nom de propriétaires affichés et revendiqués volontairement. La mention « centre de données » ou « data center » est effacée totalement des façades de ces infrastructures. Selon Clément Marquet, « Bien souvent, leurs propriétaires n’indiquent pas leur nom sur la façade, ni même sur les sonnettes à l’entrée des entrepôts. Ils sont proprement non-identifiables » (2019, p. 227). Il faut chercher les indices pour les trouver, rien ne semble évident visuellement. Clément Marquet lors de son intervention en cours, a même évoqué la métaphore pertinente faite par Soline Nivet. Elle a comparé, dans une conférence, les data centers à des « bernard l’hermites ». En effet, ils se cachent grâce à leur façade qui reprend parfaitement l’identité des immeubles parisiens, qui ont une architecture originale, habituelle et haussmannienne. Leur aspect physique et esthétique leur permet de réussir à se placer dans un angle mort de la ville, mais pourtant et paradoxalement, ils sont bien localisés en plein milieu d’elle.

Enfin, je souhaite préciser que je suis consciente que le constat et les observations que j’exprime ici ne sont, en aucun cas, généralisés à l’ensemble de ce type d’infrastructures très particulier.

Erreurs et obstacles rencontrés

Pour finir, j’ai relevé quelques erreurs et obstacles lors de mon observation. Tout d’abord, je pense que j’aurai dû insister sur les alentours du data center, c’est-à-dire davantage analyser la rue, les commerces aux alentours, aux choix architecturaux des bâtiments voisins. J’aurai par exemple, pu illustrer la localisation spécifique des data centers en prenant des photographies des rues dans lesquels ils se trouvent. Puis, j’ai trouvé que me détacher de mes aprioris, de mes lectures précédentes et de nos réflexions faites en cours était très difficile. Je n’avais pas vraiment un regard neutre malheureusement, et je n’avais pas le recul nécessaire finalement pour être le plus objectif possible. Ensuite, j’aurai sûrement dû noter sur mon téléphone les observations, pour moins attirer l’attention des gens et rester le plus camouflé et transparent possible lors de mon observation. Je pense que je me suis aussi trop focalisée sur un aspect que j’avais déjà en tête, à savoir le caractère matériel des data centers. Or, j’aurais pu avoir un regard plus ouvert sur d’autres aspects du sujet. Enfin, je me demande si, venir une trentaine de minutes sur place, pour observer chaque data center, un mardi matin, jour de semaine, est une situation très représentative pour tirer des conclusions, portant par exemple sur l’ignorance des gens qui passent devant le data center. La temporalité de mon observation était peut-être trop limitée pour aboutir à des conclusions et formuler des hypothèses.

Conclusion de ma recherche

Pour conclure, les observations de ces deux data centers m’ont permis de dresser une description détaillée des signes distinctifs permettant de les repérer en tant que centres de données. J’ai remarqué qu’il n’était pas évident de reconnaître, par leur aspect extérieur et esthétique, qu’il s’agissait bien de centres de données. J’ai mené ma recherche comme une « chasse aux indices » : finalement, qu’est-ce qui peut me faire penser que ces bâtiments sont des infrastructures numériques de haute importance ? Peu de signalétiques et symboles permettent de comprendre qu’il s’agit effectivement de data centers. Ainsi, les data centers dans le quartier Sentier et sur le boulevard Voltaire sont presque indécelables et introuvables aux yeux des citadins. D’un centre à l’autre, il s’agit de manière générale des mêmes signaux repérables si nous y prêtons vraiment attention, voire un intérêt particulier, comme moi en tant qu’étudiante qui réalise un travail sur les centres de données. D’ailleurs, j’ai presque trouvé que le caractère d’invisibilité des data centers semblait exagéré, ce qui m’a fait comprendre et prendre conscience qu’il s’agissait bien des bâtiments que j’étudiais : mystérieux, discrets, énigmatiques, imperceptibles, inapparents, cachés dans la ville. Cet aspect peut alors sembler paradoxal. De ce fait, nous pouvons nous demander si, peut-être, leur invisibilité poussée à un si fort degré annulerait leur invisibilité nécessaire à leur sécurité, et les rend donc plus susceptibles d’être décelés par tous dans la ville ?

Lucile Vaillant

Sources : Marquet C. (2019), Binaire béton : Quand les infrastructures numériques aménagent la ville. Sociologie. Université Paris-Saclay, 2019.

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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
vaillantlucile (15 décembre 2021). Cachés parmi la foule : à la chasse aux data centers parisiens. Comment voit-on la ville ? Consulté le 16 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/v7q1


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