Le paysage urbain et les usages de certains espaces de la cité sont fortement impactés par des incidents, que cela soit par une crise sanitaire, un attentat terroriste ou une catastrophe naturelle. Ces événements engendrent une rupture du quotidien, de ce qui est entendu comme “normal” dans la vie des habitants. Pour l’année 2020-2021, des multiples exemples de ville en crise seront au cœur de nos créations pour cet atelier d’écriture.
En enquêtant sur la perception des citadins en période de risque, d’incertitude et d’instabilité, les textes qui vont suivre s’organiseront en trois axes transversaux : territoire, interactions et changements.
Le premier s’intéresse à ce que la crise produit dans la ville. Ce qui est mis en place sur le territoire pour faire face “au problème”, spécialement en termes de signalétique, mobilier urbain et aménagement des espaces.
Ensuite, nous nous interrogeons sur ce qui fait ville en période de crise. Les interactions des citoyens (règles, contrôle et subversion) pour s’organiser, survivre et surmonter collectivement des épisodes dramatiques.
Finalement, ces modifications sont souvent profondes et nous proposons une analyse sur comment penser la ville d’après-crise et la pérennisation des changements du paysage urbain.
*dans la hess : c’est une expression de l’argot pour désigner le fait “d’être dans la galère”
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
jaerciodasilva (8 novembre 2020). Virus, attaques, explosion. La ville “dans la hess” au centre de nos productions. Comment voit-on la ville ? Consulté le 16 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/v7oz
