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La Toussaint au Père Lachaise

Paris est une ville qui regroupe de nombreux lieux et monuments historiques. Le lieu que nous allons explorer à travers cet article est le cimetière Père-Lachaise. Un lieu où les vivants vont à la rencontre des morts. Afin de profiter au mieux de notre visite au sein du cimetière Père-Lachaise à travers mon article, je vais vous planter le décor. Nous sommes le 1er novembre, jour de la Toussaint. De nombreux Français se recueillent sur les tombes de leurs proches. Quoi de mieux que de se rendre dans le cimetière Père-Lachaise pour profiter de la beauté de ce lieu. Pour une immersion totale j’ai décidé d’opter pour la méthode de l’observation flottante. Cette méthode me permet de rentrer en immersion totale et de me focaliser sur les détails et le ressenti que dégage ce lieu.

 

Crédit : Konaré Hawa, 1 novembre 2022 au Cimetière Père-Lachaise

 

Une nécropole pleine de vie

La ville lumière renferment de beaux secrets tel que le cimetière Père Lachaise. En effet, le champ du repos se situe au milieu de la ville, mais elle est entourée de murs et de végétation. Lorsqu’on se trouve à l’une des extrémités on peut y voir de nombreuses habitations voir même des crèches et écoles. À l’intérieur du cimetière, le calme est retentissant, on oublie que nous sommes à Paris car la nature y a repris ses droits. Qualifié comme le jardin le plus grand de Paris, on y rencontre des arbres immenses et une végétation très diversifiée. Pendant cette promenade le jour de la Toussaint, nous pouvons voir que les feuilles sont tombées des arbres, et les routes sont jonchées de feuilles mortes.

Crédit : Konaré Hawa, 1 novembre 2022 au Cimetière Père-Lachais
Crédit : Konaré Hawa, 1 novembre 2022 au Cimetière Père-Lachaise

 

Une lutte contre l’oublie 

Ce qui m’a le plus particulièrement marquée lors de ma visite au cimetière est la beauté des sculptures qui habillent les tombes des défunts. Pendant cette promenade je réalise qu’à travers ses tombes et décor l’on peut voir comme une volonté de rester parmi nous sur terre. La tombe qui m’a le plus particulièrement marquée et celle de Georges Rodenbach. 

Crédit :Tombe de Georges Rodenbach,  Konaré Hawa, 1 novembre 2022 au Cimetière Père-Lachaise

Intrigué par cette tombe spéciale, j’entreprends de faire des recherches. Après quelques recherches je découvre que c’est un poète et romancier belge. Cette sculpture est une œuvre de Charlotte Besnard. Elle met en scène le poète. On voit qu’il sort de sa tombe avec une rose à la main. À travers cette tombe on remarque un certain travail pour ne pas sombrer dans l’oubli. En effet, cette sculpture marquante devient une pièce à part entière de la nécropole. Étant une promenade visités par de nombreux parisiens et touristes les demeures des défunts deviennent des œuvres d’art. Cette lutte contre l’oubli est un travail constant. Étant un lieu touristique et très visité, les visiteurs permettent de faire perdurer la mémoire des défunts à travers leur promenade.

Pendant cette balade, j’ai également pu remarquer que l’architecture du cimetière joue un rôle fondamental. On s’y perd très facilement, malgré les divers panneaux de signalisation. Le cimetière est composé principalement de grandes routes mais également de petites routes secondaires qui passent à travers les tombeaux. J’ai pu apercevoir de nombreux visiteurs passer sur des petits chemins entre les sépulture des defin. Je dois avouer que j’ai trouvé cela surprenant car ces derniers étaient extrêmement proches des tombes qui pouvaient parfois être fissurées voire abîmées. C’est en passant par ce petit chemin que j’ai pu remarquer des sépultures tombées dans l’oubli. Certaines étaient pleines de mousse cachée sous la végétation. L’une d’elle était presque ouverte et on pouvait voir que cela faisait longtemps qu’il n’y avait pas eu d’entretien. Cela m’a donc poussé à m’interroger sur la possibilité de retirer un défunt d’un cimetière. Ces dernières tombent dans l’oubli, elles se fondent totalement dans le décor du cimetière en devenant invisibles sous la végétation.

Crédit : Konaré Hawa, 1 novembre 2022 au Cimetière Père-Lachaise
Crédit : Konaré Hawa, 1 novembre 2022 au Cimetière Père-Lachaise

Bien plus qu’un simple cimetière. En réalisant mon observation flottantes pendant cette promenade le jour de la  Toussaint j’ai pu assister a des moments de receuillements émouvant au milieu des visiteurs. Ce contraste entre le fait que se soit un cimetière et un lieu touristiques à la fois à rendu cette observation d’autant plus intéréssante.

 


OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
hawakonare (12 décembre 2022). La Toussaint au Père Lachaise. Comment voit-on la ville ? Consulté le 16 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/v7r9


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